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Créer un site internet d'artisan gratuit : possible, à quel prix ?

Créer gratuitement son site d'artisan : les outils, les limites réelles (domaine, pub, Google) et quand le gratuit coûte cher. Test honnête.

EEsteban, fondateurPublié le 18 juillet 20264 min de lecture

Oui, créer un site internet d'artisan gratuit est possible. Ce n'est pas une légende, et nous n'allons pas vous expliquer le contraire pour vous vendre le nôtre. La vraie question est ailleurs : que vaut ce site gratuit face à ce que vous lui demandez, c'est-à-dire ramener des appels ?

Cet article fait partie de notre guide pour créer le site internet de son entreprise artisanale. Ici, on passe le gratuit au banc d'essai, sans caricature dans un sens ni dans l'autre.

Les solutions 100 % gratuites passées au banc d'essai

Trois familles de solutions permettent d'exister en ligne sans sortir un euro :

  • Les constructeurs gratuits (Wix, Site123, Google Sites). En une soirée, vous avez quelques pages en ligne. L'outil est simple, le résultat est correct visuellement. Les limites arrivent après : adresse en sous-domaine, publicité de la plateforme, options essentielles réservées aux formules payantes.
  • La page Facebook. Rapide, gratuite, utile pour montrer des photos de chantiers à votre réseau existant. Mais une page Facebook ne sort pratiquement pas sur les recherches Google du type « métier + ville », celles qui amènent des clients nouveaux. Et elle vous impose son cadre : impossible d'organiser vos prestations comme vous le voulez.
  • La fiche Google Business seule. Gratuite elle aussi, elle vous place sur la carte Google avec vos horaires, vos photos et vos avis. C'est de très loin le meilleur des trois, on y revient plus bas.

Ce que le gratuit vous coûte vraiment

Le site gratuit se paie autrement qu'en euros. Trois coûts cachés reviennent systématiquement :

  1. L'adresse n'est pas la vôtre. Un site en votre-nom.wixsite.com face à un concurrent en .fr, c'est une carte de visite photocopiée face à une carte imprimée. Le client ne saurait pas l'expliquer, mais il le perçoit.
  2. La publicité des autres. Les formules gratuites affichent la marque de la plateforme sur vos pages. Vous travaillez, quelqu'un d'autre fait sa réclame.
  3. Le référencement bridé. Sur les recherches locales qui comptent, un site gratuit en sous-domaine part avec un handicap difficile à rattraper. Or ces recherches sont précisément la raison d'avoir un site.

Aucun de ces coûts n'est visible le jour de la création. Tous se paient les mois suivants, en appels qui ne viennent pas.

La fiche Google Business : le seul gratuit indispensable

S'il ne fallait garder qu'une seule action gratuite, ce serait celle-là. La fiche Google Business est gratuite, elle vous affiche sur la carte quand quelqu'un cherche votre métier dans votre ville, elle héberge vos avis clients, et Google la montre avant les sites classiques sur la plupart des recherches locales.

Créez-la, remplissez-la sérieusement (catégorie, zone d'intervention, horaires, photos de chantiers), et demandez un avis à chaque client content. Ce réflexe gratuit rapporte plus que n'importe quel site bâclé. La limite : une fiche seule, sans site derrière, renvoie vers rien quand le client veut en savoir plus. Le duo fiche + site reste la combinaison qui fonctionne.

Le calcul que personne ne fait : votre temps

Un site gratuit n'est gratuit que si votre temps ne vaut rien. Or entre découvrir l'outil, choisir un modèle, écrire les textes, recadrer les photos, tester sur mobile et corriger ce qui déborde, un premier site demande facilement plusieurs soirées et week-ends. Comptez vos heures honnêtement : à votre taux horaire d'artisan, la facture réelle dépasse vite le prix d'un site professionnel.

Et ce temps est pris sur vos devis, vos chantiers ou vos soirées. C'est le même calcul que pour un client qui hésiterait à carreler lui-même sa salle de bain : possible, mais ni gratuit, ni garanti.

Le bon compromis : commencer gratuit, basculer au bon moment

Le gratuit se défend dans un cas précis : vous démarrez, la trésorerie est serrée, et vous avez besoin d'exister quelque part en attendant. Fiche Google soignée, page simple en ligne, et l'essentiel de votre énergie sur les chantiers. C'est un choix rationnel, à condition de le voir comme une étape.

Le signal pour basculer est simple : le jour où votre carnet dépend des appels entrants, le site devient un outil de production. À ce moment, le calcul change de nature ; nous l'avons détaillé dans notre article sur le site internet d'artisan pas cher, qui trace la limite entre économie et fausse économie.

Checklist : les 7 minimums, même pour un site gratuit

Si vous partez sur le gratuit, tenez au moins ces 7 points. Ils ne coûtent rien et font la différence :

  1. Votre métier et votre ville dans le titre de la page d'accueil.
  2. Un numéro de téléphone cliquable, visible sans faire défiler.
  3. De vraies photos de vos chantiers, jamais d'images de banque.
  4. Vos prestations listées clairement, avec votre zone d'intervention.
  5. Votre SIRET et votre assurance décennale si votre métier l'exige.
  6. Un affichage vérifié sur téléphone, pas seulement sur ordinateur.
  7. Un lien vers votre fiche Google et vos avis.

Si votre site gratuit coche ces 7 cases, il fera le travail d'attente honorablement. Et le jour où vous voudrez comparer avec la version professionnelle, c'est simple : la maquette de votre site est gratuite aussi. Mettez les deux côte à côte, et jugez sur pièce ce que 990 € changent réellement.

E

Esteban, fondateur

Esteban construit des sites pour artisans, du premier échange à la mise en ligne. Un seul artisan par métier et par secteur.